Les blogs médias
Bienvenue sur le nouveau site des Agences, Annonceurs et Régies publicitaires. Nous proposons une info plurimedia et rubriquée par thématique "cible", ainsi que des données prospectives pour l'élaboration de vos plans medias (ci-contre). Vous êtes ici dans la thématique "CSP+".

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Le Figaro.fr, rencontre avec Francis Morel Directeur général

… après le payant sur Figaro.fr

Pour notre rubrique « Un mois jour pour jour », nous avons rencontré Francis Morel, Directeur Général et Directeur de la publication du Figaro. La raison ? Prendre la température un mois après l’arrivée “du payant” dans le Figaro.fr….

Un mois après la mise en place des zones payantes du figaro.fr, y a-t-il déjà des enseignements à tirer ?

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On a eu tout de suite un nombre non négligeable d’adhésions, puisqu’il y en a eu, en un mois, près d’un millier. C’est tout de même très substantiel et très au dessus de nos objectifs.

“En un mois, près d’un millier d’adhésions”

Le deuxième point intéressant pour nous  c’est que, vous vous souvenez, il y a une zone select qui s’adresse au grand public, et une zone Business qui est plus chère puisqu’elle est à 15 € par mois et qui s’adresse aux professionnels : le pourcentage d’abonnés à cette zone Business est très  supérieur à ce que nous pensions.
Nous sommes donc très satisfaits pour le moment. Par ailleurs, l’accueil, c’est à dire les remontées, les réflexions des uns et des autres sur Internet, est très positif.

L’offre gratuite du Figaro Connect a-t-elle fait un bond ?

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Oui, nettement. Mais cela est assez logique puisque c’était gratuit.

Vous êtes les seuls à proposer des services personnalisés en plus de l’information. Avez – vous le sentiment que ces services sont perçus ?

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“Sur Internet, pour vendre quelque chose, il faut proposer des services plutôt que de l’information”

Aujourd’hui, nous n’avons pas de chiffres d’utilisation suffisamment précis pour pouvoir dire si c’est bien ou pas. Ce que je pense, c’est que sur Internet, pour vendre quelque chose, il faut proposer des services plutôt que de l’information. Parce que de l’information on en trouve partout, et le service on n’en trouve pas. Et même lorsqu’il s’agit d’information, il faut que ce soit de l’information à haute valeur ajoutée. C’est d’ailleurs probablement pour cela que l’offre Business marche vraiment beaucoup mieux que tout ce qu’on avait imaginé. Cette information à haute valeur ajoutée est en fait un service que les gens n’ont pas et dont ils avaient besoin. Je crois que le secret pour faire payer, c’est la qualité du service que l’on doit offrir.

En terme de publicité, y a-t-il eu un bond ?

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Le début de l’année publicitaire est très bon. Sur Internet, nous sommes en progression substantielle par rapport à l’année précédente. Donc, dans un marché qui n’est pas très positif en général, c’est bon signe. Par contre, je ne peux pas affirmer que cela soit particulièrement lié à ces offres payantes.

Le Figaro.fr franchit le pas du payant

La stratégie payante du Figaro

Jeudi 11 février, Francis Morel, Directeur Général du Groupe Figaro, Etienne Mougeotte, Directeur de la Publication et Pierre Conte, Président de la Régie du Groupe Figaro ont présenté leur stratégie Internet 2010.

Avec l’évolution du Figaro papier vers le tout quadri en septembre, le lancement de l’application Wansquare, l’apparition de la page du New York Times en décembre, l’année 2009 fût marquée par le renouveau de la marque.

Cette innovation se poursuit donc en 2010 avec la proposition d’une nouvelle façon de consommer l’information sur Internet, média qui représente environ 18% du chiffre d’affaires du Figaro. Conscient que cette information ne peut demeurer éternellement gratuite;  le groupe fait évoluer aujourd’hui son dispositif web, avec la création de nouvelles offres.

Le site ne change pas et reste gratuit, mais les articles ne seront plus désormais disponibles que 30 jours, pour les non-abonnés.

En parallèle, leFigaro.fr élargit son positionnement de marque média en plaçant l’internaute au coeur du triptyque : Contenu, Social Media, Privilèges et Services. De cette volonté, naît “Mon Figaro”, qui permet non seulement de voir l’actualité sous des angles multiples, mais également de s’exprimer, de partager grâce à des outils collaboratifs et d’accéder à des services porteurs des valeurs de la marque Figaro.

Ainsi, depuis le 11 février 2010, le Figaro a mis en place 3 offres, dont 2 payantes, combinant information et services personnalisés.

- “Mon Figaro Connect”. Cette offre gratuite permet aux internautes désireux de prendre part à l’actualité d’ouvrir leur compte personnel, de recevoir leurs Newsletters, de créer leur propre page et ainsi, archiver leurs articles préférés, consulter les réponses à leurs réactions, dialoguer avec la rédaction du Figaro.fr., mais aussi monter et organiser leur réseau, être tenus informés de l’actualité de leurs contacts et suivre leurs cercles favoris.

- “Mon Figaro Select”, pour 8 € par mois. L’abonné bénéficie en plus des services de Mon Figaro Connect : de l’accès à un contenu enrichi et exclusif pour approfondir l’actualité, de la participation à l’information et l’expérience Social Media du Figaro.fr et l’accès à des privilèges et services.
Grâce à cette offre, l’adhérent pourra, entre autres, accéder à des lettres prospectives hebdomadaires envoyées directement par mail, consulter jusqu’à 30 archives par mois, avoir accès à l’édition digitale du Figaro et à une sélection d’articles du New York Times traduits en français, … Il aura également la possibilité d’être journaliste d’un jour en publiant ses articles sur le site. Cette offre sera accessible gratuitement pour les abonnés papier du Figaro, jusqu’au 31 mai prochain.

- “Mon Figaro Business”, pour 15 € par mois. L’abonné bénéficie des avantages Mon Figaro Select avec en plus, un contenu approfondi pour rester en prise directe avec l’économie et la finance, une palette d’outils pour faciliter son quotidien professionnel, élargir son réseau et gagner en visibilité et de nombreux services comme celui de la « Conciergerie Figaro ».
Par cette offre, les abonnés pourront donc suivre de près l’actualité économique avec le “Brief Eco” envoyé par mail le matin, le “Récap Eco” envoyé le soir et grâce aux lettres spécialisées Eco.
Ils auront accès à des fiches « Décideurs », qui renseignent sur les profils et actualités des dirigeants qui comptent en France, à 90 archives par mois, …
L’abonné pourra également déposer un appel d’offres et bénéficiera des services d’une réelle conciergerie, en partenariat avec la conciergerie John Paul (réservation d’une table dans un restaurant prisé, coursier…).

Ces zones payantes ne sont pas ouvertes à la publicité classique, mais peuvent faire l’objet de partenariats.

Concernant l’application iPhone (600 000 téléchargements), une version Freemium avec un accès réservé aux abonnés de Sélect et de Business verra le jour en mars.

Selon Francis Morel, le Groupe vise environ 60 000 abonnés aux offres du Figaro, sur trois ans

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Beaux Arts Magazine et Le Figaro s’associent pour un Guide

Afin de présenter les acteurs, définir les perspectives et comprendre les mécanismes du Marché de l’Art, Beaux Arts Magazine s’associe avec Le Figaro pour un Guide à paraître le 8 avril 2010, bouclage le 19 mars.

Ce Guide annuel s’adresse à des lecteurs collectionneurs, passionnés ou spéculateurs.

Statistiques, interviews, portraits, analyses et conseils de spécialistes agrémentent ce guide depuis sa première parution en 2007.

Au programme dans cette 4ème édition, ” Retour sur l’année 2009 “, ” Le guide des ventes “, ” Les meilleurs oeuvres à vendre en 2010 “, ” Le guide de l’acheteur face à la crise “, ” La cote complète des 1000 artistes “.

Page Quadri : 9 000 €.
Diffusion : 100 000 exemplaires.

Contact Publicité : Jean-Benoît ROBERT, Tél. – 01 44 88 97 78

Site de la Régie

L’offre “Plein Cadre” des quotidiens est relancée

Image 6Le Figaro, Le Monde, Les Echos et L’Équipe relancent à compter du lundi 1er février, leur offre “Plein Cadre” à travers 3 nouveaux dispositifs alliant le papier et le web.

Les 4 titres et leurs sites web permettent de toucher chaque semaine 14,8 millions de français (source : Epiq 2008-2009 – déduplication papier/web) et couvrent 64% de la cible Premium Activ’Easy , la population des cadres à hauts revenus (source : Audipresse Premium 2009, déduplication- 8 jours, quotidiens + sites).

Plein Cadre “New” : 3 insertions dans chacun des titres.

Format “news” : 190 000€ net net

1/2 page : 210 000€ net net

Pleine page : 360 000€ net net

Une offre complémentaire sur les sites est proposée : 10,5 millions de PAP (80 000€ net net)

Plein Cadre “Event”, un dispositif destiné aux communications évènementielles : 1 insertion en plein page dans chacun des titres, avec un emplacement “premium” : page 5, page 7 ou “Der”. Cette offre sera prochainement assortie d’un complément sur les sites.

Tarif net net : 170 000€.

Plein Cadre “Food” : réservée aux secteurs Alimentation, Boissons, Distribution, Appareils Ménagers, Entretien et Santé, cette offre est valable jusqu’au 31 mars 2010 et propose 3 insertions dans chaque titre.

Format “news” : 135 000€ net net

1/2 page : 150 000€ net net

Pleine page : 260 000€ net net.

Offre de complément web : 12 millions de PAP, pour 50 000€ net net.

Les campagnes achetées en pleine page bénéficient d’un post-test gratuit, réalisé sur les panels lecteurs des 4 titres.

Contact Figaro Medias : Corinne Mrejen – 01 56 52 20 87

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Contact Le Monde Publicité : Bénédicte Half-Ottenwaelter – 01 57 28 39 02

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Contact : Les Echos Médias : Nicolas Wattinne – 01 49 53 66 86

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Contact Amaury Médias : Marianne Siproudhis – 01 41 04 97 11

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Le Figaro lance son cahier Santé

Image 6Le Figaro prend soin de la santé de ses lecteurs !

Le lundi 8 février prochain, les lecteurs du Figaro vont avoir l’occasion de découvrir un nouveau cahier intégralement dédié à la Santé.

Ce cahier ” Santé ” de 4 pages vient s’ajouter aux pages quotidiennes Sciences et Médecine de la rédaction. Il paraîtra chaque vendredi  sous la houlette des Docteurs Martine Perez et Sandrine Cabut.

A cette occasion, Figaro Medias propose de devenir un partenaire privilégié de ce nouveau rendez-vous.

Partenariat 1er semestre :
Du 8 février au 28 juin : 21 RV en fil rouge
Une présence en 1/8ème de page bandeau au sein du dossier de 4 pages
Budget net forfaitaire : 210 000 €

Partenariat annuel :
Du 8 février au 28 juin : 21 RV en fil rouge
Du 30 août au 27 décembre : 18 RV
Une présence en 1/8 ème de page bandeau au sein du dossier de 4 pages
Budget net forfaitaire : 334 500 €

Forfait Contexte à la carte :
Du 8 février au 28 juin ou du 30 août au 27 décembre
Une présence de 6 news dans le dossier, dates au choix sur la période
Tarif net forfaitaire : 135 000 €

Forfait Contexte à la carte 2 :
Du 8 février au 28 juin ou du 30 août au 27 décembre
Une présence de 6 x 1/4 pages dans le dossier, dates au choix sur la période
Tarif brut forfaitaire : 98 000 €

Contact Publicité : Cécile CHAMBAUDRIE – Tél : 01 56 52 26 73 -
Mail : cchambaudrie@figaromedias.fr

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Les 3 offres commerciales du Monde

LeMonde les inédits

Les inédits du Monde

Le Monde Publicité et I-Régie lancent 3 offres commerciales durant les mois de janvier et février 2010 intitulées “Les inédits du Monde” :

Seulement toi! (200 000€ HT net espace)
L’offre comprend 8 insertions de différents formats quadri dans le Monde et une exclusivité sur la Home Page du Monde.fr. De plus, l’offre comprend un post-test d’efficacité offert. L’offre est valable pour tous les secteurs hors publicité culture, financière et petites annonces.

30 000 gagnants (30 000€ HT net espace).
Cette offre propose 5 choix de dispositifs:

  1. Six pages dans Le Monde Magazine, ou…
  2. Une page quadri dans Le Monde + une page dans Le Monde Magazine, ou…
  3. Une page news quadri dans Le Monde + trois pages dans Le Monde Magazine, ou…
  4. Deux pages news quadri dans Le Monde + une page dans Le Monde Magazine, ou…
  5. Quatre fois ¼ de page quadri dans Le Monde + deux pages dans Le Monde Magazine.

L’offre est valable pour tous les secteurs hors publicité culture, financière et petites annonces.

Fin de semaine seulement (20 000€ net espace)
Ce dispositif offre une visibilité tout au long du week-end.
Une page dans Le Monde Magazine le vendredi + une page News dans Le Monde de samedi daté dimanche/lundi.

En option pour 12 500 € HT net espace supplémentaire: Launch Unit sur LeMonde.fr le samedi et le dimanche.

L’offre est valable pour tous les secteurs hors publicité financière.

Retrouvez l’offre
Le Monde Pub et I-Régie

Retour au format Tabloid pour La Tribune

Logo-tribuneCe 9 décembre, Alain Weill, PDG de La Tribune a annoncé la fin du format berlinois adopté depuis fin octobre 2008 par le journal spécialisé dans la politique, le business et la finance.

La Tribune retrouve donc le format Tabloid, un format plus petit et plus économique qui devrait participer à l’objectif du quotidien pour l’année à venir, à savoir 6,5 millions d’euros d’économie.

D’autres mesures accompagnent ce changement comme la suppression de l’édition du samedi en kiosque, mais qui restera disponible sur le site de latribune.fr.

Ainsi, la décision de rendre disponible chaque soir, à partir de 21h, l’édition du lendemain sur iphone, Blackberry, Ebook pour 1,59 € à partir du mois de janvier, va optimiser la part numérique de la marque.

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Entretien avec Xavier Dordor, directeur de l’APPM

Xavier Dordor

Xavier Dordor et la presse : une passion 2.0

Interview.

Bonjour Xavier Dordor. Cela fait 4 ans que vous êtes à la tête de l’APPM (l’Association pour la Promotion de la Presse Magazine, Ndlr).

D’où vous vient ce dynamisme et cette envie de faire évoluer ce média qui est en vous, qui fait que depuis votre arrivée beaucoup de changements et d’évolutions se sont fait ressentir au sein de la presse magazine ?

C’est vous qui le dites ! Mais la réponse est dans votre question : rien ne se fait sans passion. Effectivement, j’ai une grande passion pour la presse magazine et pour les médias dans leur totalité ; j’ai pris à cœur ce poste et j’essaie de le faire bouger à l’aide de différentes manifestations.

Est-ce que ça a été difficile au début ? Il me semble qu’à votre arrivée, il y avait un besoin de fédérer tous ces supports.

J’ai eu l’immense chance d’arriver avec Arnaud de Puyfontaine comme Président. Nous ne nous connaissions peu et il s’est avéré que nous sommes jumeaux tous deux. Nous sommes deux taureaux nés le 26 avril. Cela crée des liens et des libertés. Nous avons eu trois ans assez extraordinaires. Arnaud, à partir d’un plan d’action que nous avions établi il y a 3 ans, a travaillé par délégation de pouvoir et c’est formidable. Je ne le voyais qu’une fois par mois et nous nous téléphonions toutes les semaines et ça fonctionnait parfaitement ; ayant la confiance au-dessus, je me suis concentré sur les questions essentielles, c’est à dire pouvoir fédérer tous ces gens qui ne me connaissaient pas pour la plupart. Seuls ceux de ma génération me connaissaient. Nous avons instauré l’efficacité média comme critère essentiel du  programme. Lorsque nous avons démarré tous les troisièmes jeudis du mois avec une matinée consacrée à l’efficacité avec toutes les directions marketing études de l’époque, ça a fait bouger des choses… Nous avons très vite pris nos marques.

Puis nous nous sommes occupés des problèmes de RP et de communication : je pensais à l’époque qu’il fallait une newsletter papier. A chaque parution, je veillais à deux papiers : un cas  d’efficacité et un dossier. Il fallait reprendre de la pédagogie des médias. C’est ce que nous avons fait, il y a eu 35 numéros papier et le 36ème sera numérique.

Il y a bientôt trois ans,  Fabrice Boé a pris la Présidence de l’APPM, nous avons continué le programme précédent en mettant l’accent sur les marques médias, devenues essentielles aujourd’hui.

A votre arrivée, il y avait un bilan ? Vous aviez l’idée d’opérer ces changements ?

Oui tout à fait, il y avait un bilan et surtout un programme.  Ainsi,  il était nécessaire de bien différencier APPM et AEPM (Audience et Etudes de Presse Magazine, Ndlr), c’est pourquoi nous avons créé la structure AudiPresse.

Si je réfléchis sur mon action à l’APPM, c’est une sorte de direction marketing du média, d’orientation collective sur les  grands dossiers. Nous avons donc constaté les problèmes : défaut de communication du média, défaut de modernité et de promesse de l’efficacité. J’ai pu me concentrer sur les vrais problèmes, comme une direction marketing. Ce qu’il faut vendre et comment mieux le vendre. A chaque fois que nous faisions un dossier sur la newsletter, nous prenions un sujet. Des grands paternes du média magazine, que nous disséquions, répétions en  changeant la prise de parole  Je n’ai jamais voulu monopoliser la parole. Je signe un ou deux éditos par an, mais j’essaie toujours de donner la parole aux éditeurs, c’est  eux qui ont la légitimité pas moi.

Nous ne sommes pas un syndicat mais une association. Je n’ai pas une politique d’adhésion mais plutôt une politique de centrale de service aux éditeurs, mais aussi à nos clients agences et annonceurs. Vous n’imaginez pas les questions que l’on peut nous poser. Les éditeurs, les agences… De par de mon passé professionnel, on sait que l’on peut me poser une multitude de questions. Cela a été essentiel. Question budget, nous avions établi un budget assez volontariste avec Arnaud de Puyfontaine, nous avions mis près de 100 000 € dès la première année sur la mesure de l’efficacité et sur la politique d’information. Nous n’avons pas accru les budgets. A notre arrivée, le Grand Prix avait un budget assez conséquent. Nous l’avons fortement retaillé avec l’accord d’Arnaud de Puyfontaine et du Bureau APPM, et l’argent économisé a été réinvesti dans de l’actif. Nous avons diminué l’activité RP pour partir sur des études. Au bout de 6 mois nous avons lancé deux chantiers qui étaient Effipresse pour la mesure de l’efficacité et les bilan de campagne ChronoPresse qui consistent à observer une campagne, mesurer ses  GRP semaine, ses aspérités, etc,  au bout de 2 ans nous avons lancé  EffiCross (bilan des touch points plurimédias) avec GFK.

Un autre enjeu essentiel est de faciliter la fluidité du marché de la presse magazine par nature trop atomisé, cela passe par la création d’outils. Nous n’hésitons pas à financer un outil quand il faut. Nous sommes actuellement en train de parler de justificatifs dématérialisés. Ce sont les éditeurs de magazines qui collectivement vont financer les choses pour faciliter le travail des agences et les concentrer sur leur rôle de prescripteurs et d’acheteurs responsables. A un moment donné, il faut y aller.

“je n’ai rien à  vendre aux agences aux annonceurs et à leurs agences, ni le titre A ni le titre B. Je veux faire passer uniquement le message que la presse magazine bien utilisée est sacrement efficace. Je précise « bien utilisée »’’.

Chronologiquement je vous l’ai dit, nous avons au début tout redéployé sur l’efficacité et fait bouger les outils et partenaires qui étaient partie prenantes. Ainsi  avons nous lancé Chronopresse : ce système de planning a fait changer, au bout d’un an, les dates de piges de TNS MI  qui étaient auparavant en date d’édition alors qu’il faut travailler en date de parution. Si l’on veut travailler en planning temporel, il faut travailler en date de parution  c’est essentiel. Deux ans après, je me suis posé la question de savoir, sur un secteur donné, comment les annonceurs de ce secteur travaillaient la publicité ? Combien de GRP en moyenne par campagne, combien de semaines actives, combien de titres, combien de familles de presse utilisées, combien de médias… Nous avons mis cela en place. Sur les tests,  nous avons fait un appel d’offres pour faire des bilans d’efficacité, au sens courbe de réponse du terme. TNS gagne, et nous avons alors démarré les Effipresse. On est à un peu plus de 80 aujourd’hui, ce qui constitue une vraie banque de données. Chacun peut la consulter. EffiPresse,  cela permet d’aller à la rencontre des annonceurs. Moi, je n’ai rien à leur vendre, ni le titre A ni le titre B. Je veux faire passer uniquement le message que la presse magazine bien utilisée est sacrement efficace. Je précise bien utilisée. Nous sommes très présents chez les annonceurs mais  avec un principe : nous ne vendons pas telle ou telle régie tel ou tel titre,  nous vendons le média magazine.

Les agences et les annonceurs sentent-elles la différence sur le média ? Vivent-elles plus avec ces outils ?

Il y a deux façons de répondre à cela.

Je vais commencer par être négatif. Par moment, je me dis que si j’avais été en place, j’aurais pû faire cela 5 ans plus tôt, en 2000 et non en 2005. Cela aurait été plus efficace encore. Le problème qui se pose est qu’actuellement nous vivons dans une baisse des valeurs de la chaîne publicitaire, de confusion des genres. C’est à dire que l’on ne sait plus qui fait quoi. Il n’y a plus de structure type, tout est mouvant. Il faut travailler avec des gens qui comprennent la chaîne de valeurs et ce qui nécessitent des professionnels des gens qui ont une culture des médias. Ce qui me gène c’est l’affaiblissement de la culture des médias en agence. Ce n’est pas une attaque car je suis le premier à le regretter. Je dis juste que l’on a du mal en agence à discuter sur le fonds avec plus de 10 personnes par agence. Il y a des gens fabuleux, mais trop peu.

En étant positif, j’ai essayé de démontrer que c’est un média fortement  pro actif. La presse est aujourd’hui le second média et elle se bagarre . Il me semble que nous avons réussi à insuffler un état d’esprit volontariste.

Pour ceux qui ne connaissent pas, comment fonctionne l’APPM d’un côté et l’AEPM de l’autre ?

L’APPM est une association qui ne s’occupe « que » du  média  magazine

Audipresse est une structure récente. J’ai déposé le nom 4 jours après être arrivé ici car il y avait une confusion entre “AP” et “AE”. Audipresse est devenue la structure en charge uniquement l’AEPM au départ, puis Audipresse est devenu la structure qui gère l’AEPM et EPIQ pour les quotidiens, et qui a mis en place Audipresse Premium , l’étude CSP+ qui a remplacé la FCA et la FHR, et qui aujourd’hui travaille sur le dossier “ONE”. Audipresse est une SAS avec un président élu, qui est Pierre Conte,  un professionnel hors norme. Du fait de son parcours, presse, TV, radio, agence média,…et par ses qualités,  il est unique.

Dans le capital d’Audipresse, la presse magazine est majoritaire avec 51 %, mais 7 familles de presse y sont représentées : la presse magazine, la PQN, la PQR, la Presse Quotidienne Urbaine Gratuite, la Presse Gratuite d’Information, la PHR ( la presse Hebdomadaire Régionale) et “last but not least”, le CRTM (Centre de Recherche Tous Médias) GIE qui représente les utilisateurs et qui est drivé par un autre grand monsieur des médias : Daniel Saada.

Concernant les grands chantiers, quelles sont les choses à venir ?

L’information va bouger, c’est certain. Nous arrêtons la newsletter papier pour passer sur internet en mensuel garanti. La newsletter est très consultée, il y a une vraie demande.

Je vais arrêter le cycle des « faces à faces » pour lancer un cycle sur le thème « ce que les études nous disent de la presse magazine », nous démarrerons par SIMM sur 4 semaines.

“Il y a, rien qu’à l’APPM, 140 titres et environ 180 à l’AEPM. Il y en a 349 dans les tarifs 2010. On travaille avec 400 titres et il y en a cinq fois plus que ça. D’où l’importance d’une action collective qui fédère les choses.”

Deuxièmement, l’efficacité : nous avons deux projets principaux en tête. Le premier concerne l’efficacité numérique des sites de presse. Des discussions existent avec Alenty d’un côté et Médiamétrie de l’autre. Quelque chose de nouveau dans l’approche, cela va sortir d’ici quelques mois. Je ne conçois les idées d’efficacité qu’avec des bases de données. Le deuxième concerne l’efficacité sur les ventes ; nous avons approché des annonceurs, car sans eux pas de chiffres de ventes.

Dernier chantier, tout ce qui est collaboration avec les agences : nous avons une politique d’association avec les agences. On travaille avec eux sur les tarifs, sur l’EDI, sur Presse planning qui est un système de réservation comme pour les plannings de télé.

Et nous travaillons avec eux sur un projet de justificatifs électroniques : c’est environ deux millions d’euros d’économies à réaliser. Le système met en place MBS, qui a créé l’outil de gestion des agences, mais aussi Yacast et TNS. C’est long à mettre en place.

S’il y a une chose qu’il faut rappeler, qui est essentielle, c’est l’atomisation  du média magazine. Atomisation !

Il y a rien qu’à l’APPM 140 titres, à l’ AEPM environ 180. Il y en a 349 dans les tarifs 2010. On travaille déjà avec 400 titres et il y en a cinq fois plus que ça. D’où l’importance d’une action collective qui fédère les éditeurs vis à vis du marché publicitaire.

Et la presse est reconnaissante de ce travail ?

Je n’ai pas besoin de reconnaissance. Les éditeurs savent que nous travaillons pour eux. Ils le constatent.

Vous venez de publier, avec Pascal Lévêque et Françoise Vidal, “Magazine 2.0″. D’où vous est venue l’envie d’écrire ce livre ?
C’est né un jour autour d’une table. Nous étions en train de travailler sur la presse télé, qui est une forme de presse où le GRP et la distribution des contacts comptent énormément. C’est l’approche la plus proche de la télévision, des médias classiques.

Et c’est Pierre Conte qui a lancé l’idée en remarquant le travail que nous avions effectué sur l’efficacité. Il m’a suggéré de laisser une trace universitaire de ces travaux.

J’en ai commencé l’écriture il y a deux ans. Pour un livre, il faut deux ans de préparation. J’en suis à mon quatrième et j’ai remarqué que cette période était nécessaire. Pour Magazine 2.0,  je voulais avoir suffisamment de consistance sur la base d’Effipresse. Je souhaitais avoir les premiers cas de la base Efficross pour tout ce qui est touch-point et commencer le numérique.

Le livre qui est construit en 4 parties :Magazines 2.0

  1. La première partie, intitulée “l’évolution du consommateur et de son univers média”, est une partie sociologique et concerne “tout ce qui bouge”.
  2. La deuxième concerne les apports de la presse magazine : ”l’apport du média magazine dans les stratégies de communication”. Les apports d’audience, les apports de contacts, quel est l’apport d’une marque… Avec des chiffres 2009.
  3. La troisième traite de la construction de l’efficacité. Intitulée “l’optimisation de l’efficacité média en presse magazine” elle a plus été conçue comme un cours de stratégie média. J’ai essayé de scénariser des exemples de campagnes.
  4. Et la quatrième partie, “la preuve magazine, ça se mesure”, est un chapitre écrit par moi sur tout ce qui est impact, et ensuite par Pascale Lévêque sur tout ce qui est bilan de campagne.

Je remercie beaucoup de personnes pour cet ouvrage, car les Américains par exemple ont accepté de fournir leur base de données Vista. Nous avons donc des chiffres sur les formats. Constance Benqué a accepté que l’on prenne un maximum d’éléments d’Interdeco. Marie-Claire a ouvert sa base depuis 2002, ce qui a apporté 5 000 annonces classées.

Cela donne donc un livre de 300 pages, préfacé par Nicolas Bordas, qui comporte également quelques interviews dont celui de Dominique Delport. L’écriture n’est pas forcément linéaire car elle résulte d’esprits différents, mais qui sont tous animés par la même passion. Le lecteur peut picorer en fonction de ses questions ou actualiser les chiffres sur le site.